Lomé, 16 septembre 2025 — Le ministre de l’Administration territoriale annonce le report sine die des premières sessions des nouveaux conseils municipaux, initialement prévues du 17 au 19 septembre 2025. Des sessions consacrées à l’élection des maires et de leurs adjoints, conformément à l’article 123 de la Loi relative à la décentralisation et aux libertés locales.
Ces réunions décisives, qui devaient marquer le lancement de la nouvelle mandature des communes, sont désormais renvoyées à une date ultérieure non encore communiquée par les autorités. Les modalités d’organisation seront précisées en temps voulu, indique le communiqué.
L’annonce intervient après plusieurs changements de calendrier. Les premières réunions avaient d’abord été programmées du 2 au 4 septembre, puis reportées aux 10, 11 et 12 septembre 2025 avant de connaître un nouveau report pour les 17-19 septembre.
Selon les sources officielles, ce report vise à « garantir un processus transparent, inclusif et conforme aux textes en vigueur », tout en assurant la convocation effective de tous les conseillers municipaux élus en juillet dernier.
Il faut rappeler que les résultats définitifs des élections municipales du 17 juillet 2025 ont été proclamés le 6 août par la Chambre administrative de la Cour suprême.
Ce report soulève néanmoins des interrogations dans l’opinion publique, certains évoquant des tractations politiques difficiles, notamment en lien avec la répartition des exécutifs municipaux, dans un contexte où le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), est crédité d’une domination quasi certaine sur une majorité des communes.
La loi n°2007-011 du 13 mars 2007 relative à la décentralisation et aux libertés locales, modifiée par la loi n°2018-003 du 31 janvier 2018, encadre le processus électoral local et fixe les obligations des préfets, notamment la convocation des premières réunions des conseils municipaux et l’élection des bureaux exécutifs.
Olivier A.









