Lomé, le 27 novembre 2025-(©AfreePress)- Un atelier de consultation et de prospection s’est tenu, le 26 novembre à Lomé et placé sous le thème : « Vers une prévention holistique de la violence armée : étude empirique sur l’intégration de la gestion des armes et des munitions et la prévention de l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest ».
La rencontre, qui s’inscrit dans la continuité des recommandations formulées lors de l’atelier de décembre 2023, vise à approfondir l’analyse des cadres institutionnels et des pratiques opérationnelles en matière de gestion des armes et de lutte contre l’extrémisme violent.
Co-organisé par le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), l’Institut des Nations Unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR) et la Division Paix et Droits de l’Homme du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de Suisse, l’atelier rassemble plus d’une cinquantaine de participants issus des gouvernements, d’organisations régionales, du monde académique et de la société civile ouest-africaine.
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Kadja Hodabalo Pitemnewe, a dressé un tableau sans concession de la situation sécuritaire dans la sous-région. « L’Afrique de l’Ouest connaît une recrudescence de conflits locaux et une progression inquiétante de l’extrémisme violent du Sahel vers les États côtiers. Cette dynamique est largement alimentée par la prolifération et la circulation incontrôlée des armes et munitions », a-t-il déploré, rappelant que « plus les armes circulent, plus la violence s’enracine ».
Insistant sur la nécessité d’adopter une approche intégrée, conformément aux recommandations de 2023, il a souhaité que l’atelier de Lomé accouche de résultats pouvant permettre de faire face à l’extrémisme violent. « Cette étude empirique doit nous permettre de proposer des solutions harmonisées en matière de gestion des armes légères, afin de renforcer la prévention de l’extrémisme violent. J’appelle à des échanges fructueux pour une sous-région enfin pacifiée ».
Pour Mme Binta Sanneh, représentante résidente par intérim du PNUD au Togo, cette initiative commune des Nations Unies et de la Suisse illustre une volonté collective d’innovation. « Notre rassemblement témoigne une fois encore de l’engagement de la région à avancer vers une réponse intégrée, durable et novatrice face à la violence armée », a-t-elle affirmé.
« La circulation illicite des armes légères fragilise profondément les frontières ouest-africaines. Il devient impératif de trouver une réponse définitive à ce fléau ». a laissé entendre, le Directeur adjoint de la Haute Représentation des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Adededji Ebo qui intervenait en visioconférence.:
De son côté, l’Ambassadrice de Suisse au Ghana, au Bénin et au Togo, Mme Simone Giger, a saisi cette occasion pour lancer un appel solennel à l’endroit des participants. « Nous espérons qu’à l’issue de cet atelier, une action concertée permettra de reléguer la prolifération des armes au passé, afin que les populations puissent enfin vivre dans un environnement apaisé », a-t-elle exprimé.

UNREC, un pilier du désarmement en Afrique depuis 1986
Le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) œuvre depuis près de quatre décennies au renforcement de la paix, de la sécurité et du développement durable sur le continent. À travers une assistance technique, un appui politique et le renforcement des capacités nationales, l’institution accompagne les États dans la mise en œuvre des normes internationales de désarmement, contribuant ainsi à l’initiative africaine « Faire taire les armes d’ici 2030 ».
UNREC, installé à Lomé depuis 1986, demeure un acteur incontournable des efforts de désarmement et de stabilisation en Afrique de l’Ouest.
BLEWOUSSI René










