Lomé, le 11 juin 2026-(©AfreePress)- Face à la montée des menaces sécuritaires dans le Sahel et leur extension vers les pays côtiers du Golfe de Guinée, le Togo a réaffirmé son engagement en faveur d’une politique de prévention fondée sur la complémentarité entre sécurité, gouvernance et développement.
Cette vision a été défendue le 9 juin à Washington lors du Forum 2026 de la Banque mondiale sur les fragilités, à l’occasion d’un panel de haut niveau consacré au thème : « Soutenir la prévention dans les pays à risque : leçons tirées du Sahel ».

La rencontre a réuni plusieurs personnalités de premier plan, notamment Ousmane Diagana, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Abdellah S. Cheikh Sidiya, ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Leonardo Santos Simão, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, ainsi que le chercheur Bakary Sambe. Au cœur des échanges, un constat partagé : dans les contextes fragiles, investir dans la prévention demeure l’option la plus efficace et la moins coûteuse pour préserver durablement la paix, la stabilité et les acquis du développement.
Dans cette dynamique, le Togo met en œuvre une stratégie articulée autour de trois axes complémentaires à savoir, anticiper les risques grâce aux mécanismes d’alerte précoce et à la coordination interministérielle, protéger les populations par l’action des Forces armées togolaises et renforcer la résilience des communautés à travers des programmes de développement ciblés tels que le Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) et le projet COSO. Selon les autorités, cette approche a déjà permis la réalisation de plus de 830 infrastructures communautaires dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau potable et de l’énergie, au bénéfice de plus de 545 000 personnes, majoritairement des femmes.

Cette expérience togolaise s’inscrit dans une tendance désormais privilégiée par les partenaires internationaux. Le Forum 2026 de la Banque mondiale a d’ailleurs placé au centre de ses travaux la nécessité d’anticiper les risques de fragilité, de renforcer les opportunités économiques et de bâtir des partenariats capables d’agir avant que les crises ne dégénèrent.
Alors que les organisations internationales multiplient les initiatives de prévention dans le Golfe de Guinée face aux répercussions de l’instabilité sahélienne, le Togo entend poursuivre cette politique qui combine réponse sécuritaire, alerte précoce et investissements socio-économiques. Une démarche qui vise à traiter simultanément les symptômes et les causes profondes des vulnérabilités afin de consolider durablement la paix et la cohésion nationale.
Olivier A.










