Lomé, le 17 janvier 2026 -(©AfreePress)-L’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a exprimé sa vive préoccupation à la suite de menaces anonymes visant le journaliste Roger Amémavoh, responsable du journal en ligne Capture Media, à la suite d’un reportage consacré à un litige foncier à Latékopé, dans la commune d’Agoè-Nyivé 6 (une banlieue de la capitale Lomé).
Dans un communiqué rendu public le 17 février 2026, l’OTM condamne avec fermeté ces intimidations, qu’il qualifie d’atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, garanties par les textes en vigueur au Togo. L’instance d’autorégulation des médias appelle les autorités compétentes à prendre les dispositions nécessaires pour assurer la protection physique et morale du confrère.
L’OTM indique également se réserver le droit de déposer une plainte contre X pour atteinte à la liberté de la presse et à la sécurité du journaliste.
L’affaire trouve son origine dans la publication par Capture Media d’un reportage portant sur un contentieux foncier opposant plusieurs parties dans la localité de Latékopé. Le dossier, sensible en raison des enjeux domaniaux et sociaux qu’il soulève, aurait suscité des réactions hostiles.
Peu après la diffusion de l’élément, le journaliste Roger Amémavoh a publiquement alerté l’opinion sur des menaces anonymes proférées à son encontre. Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias, il a fait état de pressions et d’intimidations visant à le dissuader de poursuivre ses investigations.
Le journaliste a affirmé que ces menaces seraient directement liées à son travail d’enquête sur le litige foncier, dénonçant une tentative d’entrave à la liberté d’informer.
Plusieurs organisations professionnelles et acteurs de la société civile ont réagi pour exprimer leur solidarité et condamner ces menaces. Les quelques organisations de médias et de défense de la liberté de la presse qui ont vivement condamné les faits, figurent le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT), l’Union des Professionnels de la Presse Francophone (UPF-Togo).
Ces structures ont appelé au respect strict des principes démocratiques et à la garantie de la sécurité des professionnels des médias.
Les différentes réactions indiquent que le droit à l’information et la liberté de la presse constituent des piliers essentiels de toute démocratie. Les organisations signataires estiment que toute intimidation contre un journaliste dans l’exercice de ses fonctions représente une menace pour l’ensemble de la profession et, au-delà, pour la transparence et la redevabilité publique.
Elles exhortent les autorités publiques à diligenter une enquête afin d’identifier les auteurs des menaces et à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir toute escalade.
Olivier A.










