Lomé, le 22 mars 2024-(©AfreePress)-« En cette année 2024, bien que le cumul de pluie ne sera pas très élevé par rapport à 2023, les prévisions révèlent que de très fortes pluies pourraient survenir à tout moment, ce qui entraînera des risques d’inondations, surtout dans les zones vulnérables ».
C’est ce que rappelle le Directeur général de l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), Dr ISSAOU Latifou. Celui-ci était face à la presse, vendredi 22 mars 2024 à Lomé, en prélude à la commémoration de la Journée mondiale de la météorologie.
À cette occasion, il a été aussi annoncé que l’année en cours connaîtra des séquences sèches au cours de la saison humide, pouvant varier de normales à prolongées, retardant ainsi le démarrage de la saison culturale. Ce phénomène qui concerne plus le sud du pays (de la côte jusqu’aux environs de Blitta) est déjà observé : Après la dernière grande pluie du début mars, Lomé n’a pas encore été touchée par une forte précipitation. La chaleur frappe la ville, ce qui signifie que l’heure n’est pas encore à la saison agricole.
« Ces informations sont très utiles pour les acteurs de tous les secteurs d’activités, surtout les agriculteurs. C’est pourquoi, nous leur invitons à prendre au sérieux les bulletins météorologiques que nous diffusons périodiquement et quotidiennement. Il faut expérimenter l’information météorologique avant de vouloir la critiquer. Ceux qui en ont fait l’expérience témoignent des rendements positifs qu’ils ont obtenus », a insisté Dr ISSAOU.
Le Directeur général de ‘’Météo-Togo’’ a également abordé la question des inondations récurrentes à Lomé. Selon ses explications, la topographie de la ville est caractérisée par plusieurs bas-fonds, favorisant les stagnations d’eau. Et cela est accentué par l’encombrement des caniveaux par les déchets ménagers.
De plus, il est révélé que la nappe aquifère superficielle et la position basse de la côte de Lomé contribuent à l’accumulation des eaux pluviales, augmentant ainsi le risque d’inondations.
Face à ces défis, le Directeur a appelé à une sensibilisation accrue sur les bonnes pratiques d’assainissement, notamment en évitant d’encombrer les caniveaux et en renforçant les opérations de curage à temps.
« L’aspect le plus important, c’est qu’on revoie nos pratiques. Quand on met les ordures ménagères dans les caniveaux, l’eau ne trouvera pas de passage et elle sera obligée de rentrer dans les maisons pour inonder les gens. Chacun doit faire un effort dans ce sens. Prenons soin de nos caniveaux », a-t-il déclaré.
Pour cette édition 2024 de la Journée mondiale de la météorologie, le thème retenu est : « En première ligne de l’action climatique ». Une invitation lancée aux agences nationales de météo d’être à l’avant-garde de la lutte contre les fléaux climatiques.
L’ANAMET s’engage donc à assurer cette mission avec plus d’efficacité en modernisant ses outils météorologiques pour améliorer les prévisions et fournir des alertes précoces.
Dans cette optique, l’agence prévoit la mise en place d’un studio de présentation des informations météorologiques dans les années à venir.
Anika A.










