Lomé, le 19 mai 2025 – (©AfreePress) -À l’approche des prochaines élections municipales, les lignes de fracture au sein de l’opposition togolaise se font plus visibles, laissant transparaître une fragilité structurelle de nature à compromettre toute dynamique unitaire. Alors que la base militante multiplie les appels à l’union, les invectives entre leaders prennent le pas sur les initiatives concertées.
La tension est encore montée d’un cran le week-end dernier, après une sortie publique de Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC. C’était le samedi 17 mai 2025. L’ancien chef de file de l’opposition avait affirmé que « le système RPT/UNIR prospère sur nos querelles », dénonçant ainsi les divisions internes comme principal facteur de l’échec de l’opposition togolaise.
Mais cette déclaration a suscité une réaction ferme de Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais, qui accuse Jean-Pierre Fabre de présenter une lecture biaisée de la réalité.
« Jean-Pierre Fabre, qui fut longtemps une figure centrale de la lutte, est aujourd’hui un frein. Ses choix contradictoires et son attachement aux intérêts partisans affaiblissent la cause commune. Il ne s’agit pas uniquement de querelles internes, mais d’un réel problème de leadership », a-t-il déclaré.
Pour Nathaniel Olympio, le dysfonctionnement de l’opposition réside dans l’incapacité de ses figures historiques à s’effacer au profit d’un renouveau stratégique. À ses yeux, l’alternance politique exige non seulement une union sincère, mais aussi un repositionnement des acteurs majeurs autour de principes collectifs et non de logiques individuelles.
Cette passe d’armes intervient dans un contexte politique tendu, où les forces de l’opposition peinent à s’entendre sur une stratégie commune. Pendant ce temps, le parti au pouvoir, UNIR, semble profiter de ces tiraillements pour consolider son ancrage local.
Anika A.










