Lomé, le 11 avril 2024-(©AfreePress)- Renforcement de la démocratie et participation citoyenne : la nouvelle constitution togolaise adopte des mesures pour accroître l’engagement des citoyens dans les affaires nationales. C’est du moins, ce que soutiennent sur le terrain, les députés qui ont entamé depuis le 8 mars 2024, une tournée nationale d’explication du texte.
« La rationalisation des mandats présidentiels, fixés à une durée unique de 6 ans, vise à empêcher toute perpétuation du pouvoir. Cette disposition, unique dans les constitutions mondiales, favorise l’alternance au sommet de l’État et garantit une rotation du pouvoir, basée sur un consensus entre les différentes parties prenantes. Elle représente une stricte limitation du mandat présidentiel », soutiennent les soutiens du texte constitutionnel.
Pour eux, la réforme dont il est question, va au-delà de la simple modification procédurale. Elle incarne une volonté profonde de renouvellement de la démocratie togolaise. En instaurant un mandat présidentiel unique, elle aspire à instaurer une gouvernance plus réactive et en phase avec les aspirations des citoyens et le renforcement de la responsabilité des élus envers le peuple.
« En matière de justice et de reddition de comptes, la création de la Cour de justice de la République (article 57) pour juger les hauts responsables de l’État en cas de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions, vise à renforcer l’intégrité gouvernementale. Désormais, aucun crime politique ne peut rester impuni, cette nouvelle constitution prend la reddition de comptes au sérieux », ont-ils donné en guise d’exemple.
Ces modifications, apportées à la constitution togolaise, ont pour objectif d’améliorer la gouvernance, de renforcer l’indépendance des organes de contrôle, et de valoriser la chefferie traditionnelle tout en préservant les droits et libertés des citoyens, expliquent-ils.
De l’autre côté, l’opposition au texte, est vent debout contre la démarche et remet en cause la légitimité des constituants dérivés ayant pris l’initiative. Elle remet en question l’opportunité et l’urgence de cette révision constitutionnelle et la pertinence d’un changement de régime politique.
Olivier A.










