Lomé, le 1er octobre 2024-(©AfreePress)-Les réactions se multiplient suite à l’agression du député sénégalais, Guy Marius Sagna en séjour à Lomé. Dans un communiqué publié, lundi 30 septembre 2024, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce de son côté, l’incident et exige des mesures immédiates en faveur des victimes.
« L’ANC dénonce avec indignation et condamne sans réserve cette agression sauvage, qui s’est déroulée en présence d’un détachement de la gendarmerie nationale, lequel n’a manifesté aucun souci pour la sécurité des participants. Aucune raison ne justifie une telle violence, qui déshonore autant l’État togolais que la CEDEAO déjà en perte de crédibilité aux yeux des populations », a souligné le parti dans son communiqué.
L’incident s’est produit, dimanche 29 septembre 2024 au siège du parti Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA). Un groupe d’individus non identifiés a fait irruption dans une rencontre organisée par la CDPA s’attaquant violemment aux participants, parmi lesquels le député Guy Marius Sagna et plusieurs journalistes. Selon l’ANC, cette attaque a été orchestrée dans un contexte ‘’d’impunité manifeste’’.
Jean-Pierre Fabre et son parti ont pointé du doigt les autorités togolaises, les accusant de ne pas avoir assumé leurs responsabilités.
« Pour avoir failli à son devoir de protection des élus, pour avoir manqué d’assurer dans son propre pays la sécurité d’un collègue parlementaire, Mme Mémounatou Ibrahima, actuelle présidente du parlement de la CEDEAO, doit être tenue pour responsable. Elle doit démissionner de son poste, tout comme le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, dont les forces présentes sur les lieux sont restées passives face à l’agression », ont-ils écrit.
Le parti orange exige également que les frais médicaux des blessés soient entièrement pris en charge par l’État, et demande la réparation des dommages causés et la restitution des biens confisqués, tels que les téléphones et autres équipements de presse.
En outre, l’ANC appelle à ce que justice soit rendue et que les auteurs, commanditaires et complices de cette agression soient traduits devant les tribunaux.
Il faut rappeler que Guy Marius Sagna, présent à Lomé pour la 3e session extraordinaire de l’Assemblée parlementaire de la CEDEAO, avait été invité à cette conférence politique organisée par des opposants togolais.
Anika A.










