Lomé, le 3 février 2025 – (©AfreePress) – Un prêtre togolais fait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la justice française après avoir été condamné par défaut à un an de prison pour « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Le religieux, absent à son procès tenu mardi 28 janvier 2025, est activement recherché.
Les faits reprochés
Selon les médias français, les événements remontent au 4 juillet 2023, au domicile du prêtre, situé dans un presbytère à Belfort. La plaignante, une femme en quête de repères après un burn-out, avait trouvé refuge dans l’Église avant d’être victime d’attouchements sexuels de la part du prêtre, malgré ses refus explicites. Celui-ci, alcoolisé après une réception suivant une messe, aurait abusé de son autorité.
Une défense contestée

Le prêtre, membre du diocèse de Belfort, a nié les accusations lors de l’enquête. Son absence au procès a été justifiée par son avocate, Me Stéphanie Quenot, qui a affirmé qu’il avait quitté la France en août 2024 pour assister à des cérémonies de deuil au Togo, suite au décès de sa mère… survenu deux ans plus tôt.
Des preuves accablantes
Un témoin, servant au sein de l’Église, a corroboré la version de la victime, confirmant que le prêtre lui avait avoué avoir eu des « gestes déplacés ». Par ailleurs, la plaignante a décrit avec précision l’aménagement du domicile du prêtre, y compris sa chambre à coucher, bien que ce dernier ait prétendu ne pas l’avoir invitée.
Une condamnation sévère
Le tribunal a estimé que « la culpabilité ne faisait aucun doute ». Outre la peine d’un an de prison, le prêtre a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Une interdiction définitive de séjour sur le territoire français et une interdiction d’exercer toute fonction religieuse en France ont également été prononcées.
Me Leandro Giagnolini, avocat de la victime, a souligné que sa cliente « ne cherche pas vengeance, mais espère que la justice contribuera à prévenir de tels comportements, notamment au sein de l’Église ».
Anika A.










