Abuja, 5 mai 2026- ©AfreePress – La 6ᵉ législature du Parlement de la CEDEAO a ouvert sa première session ordinaire à Abuja, au Nigeria, dans un contexte marqué par l’insécurité, les tensions économiques et les enjeux démocratiques de la sous-région ouest-africaine.

A cette occasion, la présidente Hadja Mémounatou Ibrahima a salué ses pairs, notamment les présidents des assemblées du Nigeria et de la Gambie, avant de passer en revue les défis prioritaires de la région. Terrorisme, insécurité alimentaire, pressions inflationnistes et changement climatique.
Elle a condamné les attaques terroristes du 25 avril 2026 au Mali et réaffirmé la solidarité du Parlement avec le peuple malien.
Sur le plan démocratique, Mᵐᵉ Ibrahima a salué l’élection présidentielle « empreinte de sérénité » au Bénin de Romuald Wadagni et souhaité le même succès aux scrutins de mai 2026 au Cap-Vert et en Guinée, rappelant que « chaque élection libre et équitable renforce notre crédibilité et notre résilience démocratique ».

Elle a également insisté sur la nécessité de consolider la paix par le dialogue et la coopération, en référence à sa participation récente à l’Assemblée de l’Union interparlementaire d’Istanbul et au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité.
La session s’inscrit dans la perspective du Sommet du futur de la CEDEAO prévu le 21 mai 2026 à Lomé, qui devra accélérer la concrétisation de la Vision 2050 et repositionner l’intégration régionale face aux nouvelles réalités géopolitiques.
« Le Parlement de la CEDEAO est le creuset de la légitimité populaire, le lieu du débat démocratique et du contrôle citoyen », a conclu la présidente, soulignant le rôle essentiel de l’institution dans cette dynamique.
Par René BLEWOUSSI










