Lomé, le 18 décembre 2025-(©AfreePress)- Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre les changements climatiques. Le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique a procédé, le 17 décembre 2025 à Lomé, au lancement officiel du Cadre national d’identification et de formulation des projets climatiques.
Cette initiative vise à fédérer, structurer et rendre plus cohérentes les interventions en faveur d’une croissance verte, inclusive et résiliente.
Intervenant dans un contexte marqué par les enseignements encore en cours de la COP30, ce nouveau dispositif entend répondre à un constat largement partagé. Malgré la multiplicité des initiatives environnementales, les actions demeurent souvent dispersées et insuffisamment coordonnées. Le cadre mis en place ambitionne ainsi d’offrir une vision nationale harmonisée pour l’identification, le montage et le financement de projets climatiques bancables, attractifs et à fort impact.
La cérémonie de lancement a été présidée par le représentant du ministre de l’Environnement, Dr Kokouvi Gbatey AKPAMOU, en présence de Philippe ADEMAYAKPO, représentant le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements. L’événement a réuni un large éventail d’acteurs tels que des représentants des ministères sectoriels, collectivités territoriales, institutions financières, Partenaires techniques et financiers (PTF), acteurs du secteur privé et organisations de la société civile.
Tous ont reconnu la nécessité de disposer d’un outil fédérateur capable de renforcer la cohérence des interventions et d’optimiser l’accès aux financements climatiques. Le Cadre national d’identification et de formulation des projets climatiques se positionne dès lors comme un levier stratégique pour aligner les priorités nationales avec les exigences des bailleurs et des investisseurs.
Placée sous le thème : « Fédérer les interventions autour des priorités de développement pour une croissance verte au Togo », la rencontre a également servi de plateforme d’échanges entre les différentes parties prenantes. Le Système des Nations Unies, l’Union européenne, la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), le Groupe Ecobank et Coris Bank, entre autres, ont présenté les mécanismes de financement existants ainsi que leurs critères d’éligibilité.
Les partenaires financiers et les représentants du secteur privé ont unanimement insisté sur la nécessité de disposer d’un pipeline de projets solidement structurés, condition essentielle pour accéder aux grands fonds climatiques et attirer les investissements privés. Les échanges ont débouché sur plusieurs recommandations majeures, notamment le renforcement de la gouvernance environnementale, la poursuite de la structuration d’un portefeuille national de projets à partir de données fiables, ainsi que l’élaboration d’une feuille de route concertée pour harmoniser les priorités et les démarches de financement.

À travers ce cadre national, le Togo entend désormais rassembler administrations sectorielles, partenaires techniques et financiers, secteur privé et société civile autour d’un objectif partagé qui consiste à transformer les défis climatiques en opportunités d’investissement durable, renforcer la résilience des populations et préserver les écosystèmes.
Véritable rampe de lancement de la feuille de route environnementale et climatique nationale, ce dispositif marque une avancée significative dans l’ambition du pays de s’imposer comme un acteur engagé de la transition écologique en Afrique de l’Ouest.
Olivier A.










