Lomé, le 29 janvier 2024-(© AfreePress)-Le Togo, depuis le 1er janvier 2024, a intégré la liste des pays offrant une couverture santé universelle à ses citoyens. Afin de clarifier les objectifs sous-jacents à l’instauration de l’assurance maladie universelle (AMU) au Togo, ainsi que les détails et les rôles attendus de chaque acteur dans cette réforme sociale majeure, une délégation ministérielle a entrepris une campagne d’information et de dialogue à travers toutes les régions du pays.
Cette campagne, lancée le 15 janvier 2024 dans la région des Savanes, vise à iformer les autorités locales, les leaders religieux, les organisations de la société civile, les mutuelles de santé, les assureurs, les producteurs agricoles, les prestataires de soins et les médias. Les ministres responsables, Gilbert Bawara, Pr. Moustafa Mijiyawa, Jean Marie Koffi Ewonoulé Tessi, et Mme Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma, ont rencontré les populations à Dapaong, Kara, Sokodé, Kpalimé, Atakpamé, Tsévié, et Lomé.
L’objectif principal était d’informer ces groupes constitués sur le concept de l’AMU, ses retombées positives dans la lutte contre la pauvreté, et son impact sur l’inclusion sociale. Les ministres ont également exprimé leur volonté de recueillir les questions et préoccupations du public pour améliorer la mise en œuvre de cette assurance.
« Nous sommes venus vous informer sur de quoi il est question quand on parle d’assurance maladie universelle. Mais nous sommes aussi là pour recueillir vos questions, préoccupations et suggestions pour améliorer sa mise en œuvre », a indiqué le Ministre de la Fonction publique, Gilbert Bawara.
Concernant l’AMU, les ministres ont souligné son rôle dans le renforcement de la solidarité nationale et la mise en commun des ressources pour garantir des soins de santé adéquats à tous les citoyens, quel que soit leur statut professionnel. Deux organismes, l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), sont désignés pour gérer l’assurance maladie au Togo.
Le taux de cotisation est de 10%, partagé entre le travailleur et l’employeur. Des discussions seront entamées avec les travailleurs du secteur informel, les travailleurs indépendants, le monde agricole et les ministères des cultes pour déterminer le montant de leur cotisation à la CNSS. Les personnes vulnérables seront identifiées dans un registre social et bénéficieront de soins contre une contribution symbolique.
Les ministres ont également souligné les efforts déployés pour améliorer les services de santé, notamment des investissements importants dans la rénovation et la construction d’infrastructures sanitaires. La disponibilité des médicaments, gérée par la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels et Génériques du Togo (CAMEG Togo), est en cours de renforcement à tous les niveaux du système de santé. En marge des rencontres, des discussions ont eu lieu avec les prestataires de soins pour améliorer la gestion des formations sanitaires.
Olivier A.










