Lomé, le 23 septembre 2026-(©AfreePress)-À l’heure où l’année scolaire 2026-2027 vient de démarrer au Togo, la pression scolaire peut rapidement devenir une source de stress pour certains apprenants. À travers les conseils du psychologue Ferdinand Gade et les recommandations de l’OMS, cette dépêche explore les ressorts de cette pression et les moyens dont disposent élèves, parents et enseignants pour préserver l’équilibre psychologique tout en favorisant la réussite.
Lomé, le 23 septembre 2026-(©AfreePress)- La rentrée scolaire ne se résume pas au retour en classe. Pour de nombreux élèves, elle signe aussi la reprise d’un rythme soutenu, des exigences académiques, des devoirs, des évaluations et, parfois, d’une pression qui s’installe insidieusement. Au Togo, où plus de trois millions d’élèves ont repris le chemin de l’école le 14 septembre dernier, la question de l’équilibre psychologique des apprenants revient au premier plan.
Derrière la quête de bonnes notes se dessine en effet une réalité plus complexe : peur de l’échec, comparaison avec les autres, attentes parfois excessives de la famille, crainte de décevoir, difficultés d’adaptation ou encore appréhension face à une nouvelle année scolaire. Une pression qui, lorsqu’elle devient persistante, peut affecter la concentration, le sommeil, l’humeur et, plus largement, le rapport de l’élève à l’école.
C’est précisément sur cette zone de tension que le psychologue Ferdinand Gade invite à porter le regard. L’enjeu, selon l’approche développée dans un entretien consacré à la gestion de la pression scolaire, n’est pas de supprimer toute exigence. Il s’agit plutôt d’aider l’enfant ou l’adolescent à transformer la pression en énergie mobilisable, sans laisser la quête de performance envahir son équilibre personnel.
Cette vigilance rejoint les enseignements de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’organisation estime qu’un jeune de 10 à 19 ans sur sept souffre d’un trouble mental et souligne l’importance, à l’adolescence, d’un environnement protecteur et favorable au sein de la famille, à l’école et dans la communauté. L’OMS rappelle également qu’un niveau modéré de stress peut aider à relever les défis, tandis qu’un stress excessif ou prolongé peut avoir des répercussions physiques et psychiques, notamment sur le sommeil, la concentration et le fonctionnement scolaire.
Face à cette réalité, l’antidote commence par une règle simple : cesser de confondre réussite scolaire et valeur personnelle. Une mauvaise note constitue un résultat à analyser, non une sentence sur l’intelligence ou l’avenir d’un élève. Les parents peuvent contribuer à désamorcer la pression en privilégiant l’écoute, l’encouragement et des objectifs réalistes plutôt que la comparaison permanente.
L’élève, de son côté, gagne à retrouver une organisation régulière : sommeil suffisant, temps de travail raisonnablement réparti, pauses, activité physique, moments de détente et dialogue avec un adulte de confiance lorsque la tension devient difficile à contenir. L’OMS recommande justement, chez les adolescents, des habitudes de sommeil saines, l’activité physique ainsi que le développement des capacités d’adaptation, de résolution de problèmes et de gestion des émotions.
Au Togo, la rentrée 2026-2027 a débuté le 14 septembre et doit s’étendre jusqu’au 16 juillet 2027. Le calendrier officiel prévoit notamment une période de détente en février, en plus des congés de Noël et de Pâques. Autant de respirations à mettre à profit pour éviter que l’année scolaire ne se transforme en marathon sans répit.
Car, au fond, accompagner un enfant vers la réussite ne consiste pas à lui faire porter le poids de nos propres ambitions. C’est lui apprendre à travailler, à persévérer, à accepter l’erreur et surtout à comprendre qu’il peut réussir sans se perdre lui-même.
Olivier A.









