Lomé, le 17 avril 2026 -(©AfreePress)- La scène politique togolaise connaît un regain d’effervescence avec l’annonce d’un grand meeting populaire prévu le 9 mai 2026 à Lomé par le Conseil National de Concertation pour le Changement (CNCC), une plateforme récemment constituée regroupant partis politiques et organisations de la société civile.
L’annonce a été officiellement faite lors d’un point de presse tenu le lundi 13 avril, au cours duquel les responsables de la coalition ont également procédé à la signature d’une charte révisée. Ce document fondateur traduit leur volonté d’insuffler une nouvelle dynamique d’unité et de coordination au sein de l’opposition togolaise.
Se positionnant comme une évolution du Cadre de Réflexion et d’Action pour le Changement (CRAC), lancé en 2025, le CNCC entend élargir son assise politique en intégrant de nouvelles formations. Parmi celles-ci figurent le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) et l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral. La coalition fédère également des acteurs déjà bien identifiés de l’opposition, notamment l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR), le Front citoyen Togo Debout ainsi que Novation Internationale.
Aux yeux des initiateurs, le rassemblement du 9 mai se veut un moment charnière de mobilisation citoyenne. Il ambitionne de fédérer militants, sympathisants et opinion publique autour de plusieurs enjeux politiques majeurs, parmi lesquels la contestation de la Constitution de la Ve République, la lutte contre la corruption et la dénonciation de l’impunité.
Au-delà de son caractère revendicatif, ce meeting constitue également un test grandeur nature pour cette nouvelle coalition, appelée à démontrer sa capacité à mobiliser et à s’imposer comme une force crédible sur l’échiquier politique national.
L’issue de cette mobilisation pourrait ainsi peser sur l’avenir du CNCC et, plus largement, sur les perspectives de recomposition de l’opposition togolaise dans un contexte marqué par des enjeux institutionnels et démocratiques de premier plan.
Par BLEWOUSSI René










