Lomé, le 31 mai 2024-(©AfreePress)-Le sud du Togo, en particulier la ville de Lomé, est abondamment arrosé ces dernières années par de fortes précipitations entraînant des cas d’inondations.
La dernière en date s’est produite dans la nuit du 25 au 26 mai 2024, avec une pluie catastrophique qui a causé d’importants dégâts dans les différentes banlieues de la capitale. Des maisons ont été submergées, des bassins d’eau ont débordé, et des routes ont été inondées, rendant la circulation difficile et menaçant les habitations.
Intervenant, jeudi 30 mai 2024 sur radio Taxi Fm, le Directeur général de l’Agence nationale de météorologie du Togo (ANAMET) Issaou Latifou, a dévoilé les raisons derrière cette catastrophe.
« Ces pluies sont dues à ce qu’on appelle le déplacement des lignes de grain. Il s’agit d’un système de nuages qui se forment sur une grande distance et superficie. Le 25 mai 2024, la ligne de grain était formée entre la frontière Nigéria-Cameroun. Elle a évolué sur toute la partie nord du Nigéria et la partie centrale du Bénin avant de descendre sur notre côte jusqu’au Ghana et à la Côte d’Ivoire. Ce système est souvent accompagné, premièrement, par des vents violents et ensuite par des pluies. En raison de l’interaction entre l’océan et la pluie, l’océan fournissant l’humidité, cela a pu entraîner le renforcement de ce système, ce qui a causé des pluies très importantes », a-t-il indiqué.
Les rapports météorologiques révèlent que la grande pluie du 25 mai 2024, a stagné près de 100 millimètres d’eaux dans la ville de Lomé et 152 millimètres particulièrement à Baguida, ce qui est ‘’extraordinaire’’. Car, selon les experts, la texture de Lomé supporte difficilement des précipitations de plus de 50 millimètres, au-delà desquelles les bassins et les zones les plus vulnérables sont en danger.
« La première cause qui vient amplifier ces phénomènes extrêmes, c’est le changement climatique et la variabilité climatique », a expliqué M. Latifou.
Toutefois, la météo-Togo alerte qu’à partir de mai jusqu’en juillet, il faudra encore s’attendre à ce genre de pluies catastrophique. Parce que, le pays entre en cette période dans le cœur de la saison pluvieuse.
Face à cela, M. Latifou conseille à la population de suivre de près les informations climatiques pour ne pas être surpris.
Du côté institutionnel, des mesures urgentes sont annoncées pour prévenir ces catastrophes, surtout pour ce qui concerne les zones à risque. Les autorités travaillent davantage à mettre en œuvre des plans de prévention et des actions concrètes pour réduire les impacts des futures précipitations.
Anika A.










