Lomé, le 17 mars 2026 -(©AfreePress)- L’escalade militaire en cours au Moyen-Orient depuis le 28 février 2026 suscite une vive inquiétude au Togo, où de nombreux citoyens redoutent des répercussions économiques et géopolitiques majeures pour le continent africain.
Les frappes répétées, menées conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran, suivies d’une riposte de Téhéran, ont ravivé le spectre d’un embrasement régional. Cette séquence particulièrement tendue a été aggravée par la disparition du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, renforçant davantage l’instabilité dans la région.
Interrogés par l’agence de presse AfreePress, plusieurs citoyens togolais expriment une convergence de vues sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique pour désamorcer les tensions. Pour eux, le recours à la force armée ne constitue en aucun cas une solution viable aux différends entre États.
« À tout point de vue, la guerre n’est pas une bonne chose. Ce n’est pas une option qu’on devrait choisir pour régler un conflit. Cette guerre est en train de s’aggraver », alerte Sophie Poudema, étudiante en médecine à l’Université de Lomé.
Une analyse partagée par Bouraïma Aboubakar, graphiste, qui insiste sur l’impératif du dialogue et de la négociation pour contenir l’escalade. Selon lui, l’usage de la force ne fait qu’exacerber les tensions et accentuer les fractures entre nations.
Dans le même temps, la riposte iranienne, marquée par des frappes visant des bases américaines et des positions israéliennes dans plusieurs pays de la région, divise les opinions. Si certains dénoncent une logique de confrontation contre-productive, d’autres y voient l’expression d’un droit légitime à la défense.
« Non, parce qu’il faut la communication. On n’éteint pas le feu par le feu. Il ne faudrait pas répondre avec la force », soutient Sophie Poudema. À l’inverse, Lydie Awilaba estime que « l’Iran a raison de riposter, car il s’agit d’une légitime défense. Lorsqu’on est attaqué, il est normal de répondre ».
Olivier A.









