Lomé, le 23 septembre 2026-(©AfreePress)- À Accra, le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) veut donner à ses travaux une portée résolument concrète. À l’ouverture du deuxième Séminaire parlementaire et de la deuxième Session extraordinaire de l’année 2026, la présidente de l’institution communautaire, Hadja Mémounatou Ibrahima, a mis en avant plusieurs défis qui touchent directement les populations ouest-africaines. Il s’agit des questions de changement climatique, déplacements de populations, sécurité, mais aussi mobilité académique et reconnaissance des diplômes.
Réunis dans la capitale ghanéenne du 21 au 27 septembre, les parlementaires communautaires consacrent notamment leur séminaire aux effets du changement climatique sur l’environnement, les populations et la sécurité régionale. Dans son discours d’ouverture, Mémounatou Ibrahima a insisté sur la nécessité de dépasser une lecture strictement environnementale du phénomène. Le dérèglement climatique affecte les moyens de subsistance, accentue la pression sur les ressources et peut provoquer des déplacements ainsi que des tensions au sein des communautés.
La présidente du Parlement de la CEDEAO appelle ainsi à convertir les engagements climatiques en politiques publiques financées, législations effectives et résultats tangibles. Elle plaide également pour une prise en compte simultanée des dimensions humanitaires, économiques, sociales, migratoires et sécuritaires dans les réponses apportées au changement climatique.

En marge de l’ouverture, la dirigeante parlementaire a été reçue par la vice-présidente du Ghana, Professeure Naana Jane Opoku-Agyemang. Les échanges ont notamment porté sur les 25 ans du Parlement de la CEDEAO, ses missions institutionnelles, ainsi que sur deux dossiers intéressant directement la jeunesse : l’harmonisation des curricula et l’équivalence des diplômes dans l’espace communautaire.
Pour Mémounatou Ibrahima, permettre à un diplômé de Lomé, Abuja ou Dakar de faire reconnaître ses compétences à Accra constituerait une traduction concrète de la libre circulation et de l’ambition d’une « CEDEAO des peuples ».
La session extraordinaire doit par ailleurs examiner le projet de budget 2027 du Parlement et son programme annuel d’activités.
Olivier A.









