Le Port autonome de Lomé se classe 91ᵉ mondial dans le classement 2026 de Lloyd’s List, fondé sur les volumes de conteneurs traités en 2025. Il conserve ainsi sa place dans le Top 100 pour la sixième année consécutive, après son entrée au 98ᵉ rang en 2021. Avec sept ports africains désormais présents dans le classement, la compétition continentale s’intensifie. Le Togo mise notamment sur la digitalisation, la modernisation des infrastructures et le renforcement des capacités logistiques pour consolider la position de Lomé.
Par Olivier A.
Lomé, le 16 septembre 2026-(©AfreePress)- Le Port autonome de Lomé (PAL) maintient le cap. Pour la sixième année consécutive, la plateforme portuaire togolaise figure dans le prestigieux Top 100 mondial des ports à conteneurs établi par Lloyd’s List. Dans l’édition 2026, elle occupe le 91ᵉ rang mondial, gagnant une place par rapport à l’édition précédente.
Cette progression, modeste en apparence, traduit la permanence de Lomé dans un univers maritime où la concurrence se durcit et où les grands ports se livrent une bataille acharnée pour capter les flux de marchandises. Le port togolais était entré dans le classement en 2021, à la 98ᵉ position, avant de progresser successivement à la 96ᵉ place en 2022, à la 94ᵉ en 2023, à la 93ᵉ en 2024, puis à la 92ᵉ en 2025.
Le classement 2026 repose sur les volumes de conteneurs traités en 2025. À l’échelle mondiale, les cent premiers ports ont manutentionné 792,2 millions d’EVP, soit une progression de 6,3 % sur un an. Shanghai conserve la première place avec 55,06 millions d’EVP, tandis que neuf des dix premiers ports mondiaux sont asiatiques.
Sur le continent africain, la hiérarchie se resserre. Sept ports africains apparaissent désormais dans le Top 100 : Tanger Med (16ᵉ), Port-Saïd (43ᵉ), Durban (80ᵉ), Alexandrie (87ᵉ), Lomé (91ᵉ), Tema (94ᵉ) et Mombasa (99ᵉ).

Pour Lomé, cette performance intervient alors que le Togo poursuit sa stratégie de transformation de la plateforme en hub logistique régional. La digitalisation des procédures constitue l’un des principaux leviers de cette mutation. Depuis 2024, les formalités liées aux documents du commerce international sont dématérialisées, avec l’objectif de réduire les délais et de fluidifier le passage des marchandises.
En mai 2026, les autorités togolaises ont par ailleurs présenté à l’Agence française de développement leur vision pour renforcer les infrastructures, accroître les capacités de traitement et accélérer la digitalisation du PAL.
Le 91ᵉ rang mondial apparaît ainsi moins comme un aboutissement que comme un nouveau jalon. Dans un secteur où les volumes, la rapidité, la connectivité et la qualité des services redessinent en permanence la carte du commerce maritime, Lomé devra désormais transformer cette régularité en gains supplémentaires de compétitivité.









