Lomé, le 8 juillet 2024-(©AfreePress)-Les professionnels des médias togolais sont désormais mieux équipés pour contrer les menaces posées par la société, les cybercriminels et les pirates informatiques, des actes susceptibles d’entraver leur travail, particulièrement en matière d’investigation.
Ce sujet a été au cœur d’un atelier de formation tenu du 26 au 28 juin 2024 à Atakpamé (265 km au nord de Lomé). La rencontre, placée sous le thème « Cybersécurité et protection physique en journalisme d’investigation », a été organisée par le consortium « Togo Reporting Post (TRP) » avec le soutien financier de Reporters Sans Frontières (RSF) et de ‘’Nothing2Hide’’, une ONG française spécialisée en sécurité numérique. Cet atelier a permis aux journalistes participants d’acquérir des notions essentielles en matière de protection numérique et de sauvegarde des données.
Divers modules liés au thème principal ont été présentés, notamment la sécurité numérique et informatique, la gestion des comptes et mots de passe, la protection des données, les investigations en ligne et la lutte contre le cyber-harcèlement.
« Cette session constitue une invitation pour les journalistes à prendre conscience des dangers auxquels ils peuvent être exposés, à se rappeler leurs devoirs, les règles d’éthique et de déontologie ainsi que la loi. Enfin, elle leur fournit les outils nécessaires pour se prémunir contre certains dangers et menaces, afin d’être plus au service de l’opinion publique et de l’intérêt général. La protection des journalistes est intrinsèquement liée à la protection des sources, ce qui revient à défendre la liberté de la presse. Il est crucial qu’un journaliste puisse travailler dans des conditions sûres, collecter et traiter les informations tout en respectant l’éthique et la déontologie », a indiqué Arnaud Ouedraogo, formateur, soulignant l’importance de cet atelier.
La plupart des modules ont été animés par Jean-Marc Bourguignon, expert en numérique et formateur de Nothing2Hide. Pendant les trois jours de travaux, il a outillé les journalistes sur les différentes techniques d’attaques malveillantes en ligne, notamment les malwares, les logiciels malveillants et le phishing.
« Aujourd’hui, avec la mutation numérique, le métier de journaliste est risqué. La révolution numérique a apporté des outils à la profession, mais ceci peut être un piège, et il faut trouver des solutions pour contourner ces pièges. Il y a également la peur d’être espionné, ce qui mène à l’autocensure. Et quand le journaliste s’autocensure, l’information est biaisée. Dans ces conditions, il devient difficile de fournir de bonnes informations aux populations », a déclaré Pierre-Claver Kuvo, Coordonnateur du TRP, précisant les motivations de cet atelier.
Anika A.









