Lomé, le 17 avril 2024-(©AfreePress-)-Dans un communiqué publié, lundi 15 avril 2024, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) a annoncé la suspension temporaire de la délivrance des accréditations pour la couverture des prochaines élections au Togo.
Cette décision fait suite à une série d’incidents et de controverses liés à la couverture médiatique des événements politiques dans le pays par un certain nombre de médias internationaux.
Le 11 avril 2024, la HAAC avait déjà émis des conditions strictes pour l’attribution des badges pour la couverture des élections législatives et régionales du 29 avril 2024. Cette décision fait suite à la saga impliquant le journaliste Thomas Pierre Dietrich, envoyé spécial de la chaîne Africa XXI.
Dans une vidéo datant du mois de mars 2024 et largement relayée sur les réseaux sociaux, Thomas Dietrich avait vivement critiqué le gouvernement du président Faure Gnassingbé et avait exprimé son intention d’enquêter sur les relations entre la France et le Togo, mentionnant des affaires controversées impliquant des hommes d’affaires français.
Le journaliste avait également signalé des difficultés rencontrées avec les autorités togolaises, affirmant qu’elles lui avaient d’abord accordé un visa et promis une accréditation pour la couverture des élections, pour ensuite faire marche arrière.
La décision de la HAAC intervient également dans le contexte d’une note du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile datée du 11 avril, annonçant la suspension temporaire de la délivrance des visas express d’entrée au Togo.
Dans son communiqué daté du 15 avril, la HAAC a cité cette note ministérielle comme l’une des raisons motivant la suspension des accréditations médiatiques pour les élections. De plus, elle a fait référence à des « manquements graves » observés dans la couverture de l’actualité politique togolaise par des médias étrangers tels que RFI et France 24.
Malgré tout, la HAAC avait invité les correspondants des médias étrangers à poursuivre la couverture des activités de la campagne électorale.
D’autres sources révèlent qu’en réalité, Thomas Pierre Dietrich faisait partie d’un groupe de 12 personnes envoyées « pour semer le trouble au Togo dans le cadre des élections législatives ».
« Nous avons détecté un individu aux multiples visages tentant de déstabiliser notre nation. Se déclarant tantôt touriste, tantôt journaliste, cet individu est aussi présenté comme écrivain sur les médias européens. Nous devons rester vigilants et dénoncer ces manœuvres ! Aucune puissance étrangère ne parviendra à déstabiliser notre pays. Ensemble, défendons la paix et l’intégrité de nos élections », lit-on dans un message largement diffusé sur les réseaux sociaux.
Raphaël A.










