©AfreePress-(Lomé, le 16 février 2023)-Créée par décret présidentiel, la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) a été officiellement installée, mardi 14 février 2023 à Lomé.
C’était à l’occasion d’une cérémonie présidée par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires, Payadowa Boukpessi.
Composée de 13 membres issus des services sociaux de l’État, de la société civile, des organisations internationales et des partenaires au développement, cette commission aura pour mission de coordonner toutes les actions de lutte contre la traite des personnes sur le territoire et de répondre aux préoccupations des populations sur le sujet.
Avant de renvoyer les nouveaux membres de la CNLTP à leur mission, le ministre d’État a rappelé les actions déjà engagées par le gouvernement pour faciliter la mission de la commission dans le pays. Il a également réitéré la volonté de l’Exécutif à accompagner la structure pour l’atteinte de ses objectifs en matière de protection des personnes au Togo.
« Sensible au danger que représente le phénomène de la traite des personnes au Togo, le gouvernement a pris d’importantes mesures, notamment la création d’une commission nationale d’accueil et de réinsertion sociale des enfants victimes de la traite, la mise en place de comités locaux de surveillance, le renforcement des capacités des autorités de répression, ou encore l’installation d’une cellule de lutte au sein du ministère de la Justice », a rappelé le ministre Payadowa Boukpessi.
La Commission nationale de lutte contre la traite des personnes est dirigée par Dr Kondoh Kandalé, Directeur général de la protection de l’enfance au ministère en charge de l’Action sociale.
Pour rappel, la traite des personnes est le fait de recruter, transporter, transférer, d’héberger ou d’accueillir des personnes, par menace de recours à la force ou à d’autres formes de contraintes pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. Le phénomène est considéré comme le troisième plus grand trafic au monde, avec au moins 2,5 millions de victimes chaque année, principalement des femmes et des enfants. Au Togo, une quarantaine de cas sont enregistrés chaque année.
Raphaël A.










