©AfreePress-(Lomé, le 1er mars 2024)-Agoè Zongo, banlieue nord-est de Lomé, est aux prises avec un sérieux problème d’assainissement qui met en péril le quotidien et la sécurité de ses habitants. Au cœur de cette situation, se trouve le phénomène de divagation des animaux d’élevage, en particulier les troupeaux de bœufs, qui compromettent les efforts déployés par la population dans le but de lutter contre les inondations et préserver l’environnement de vie.
Ce problème persiste depuis des années. Agoè Zongo subit régulièrement des inondations, exacerbées par de fortes pluies et le manque de système d’assainissement adéquat.
En dépit des efforts et initiatives locales visant à construire des caniveaux pour drainer les eaux et réduire les risques d’inondation, ces efforts sont constamment sapés par la présence de bétail errant, principalement les troupeaux de bœufs.
La divagation des bœufs dans les caniveaux en construction, selon les informations recueillies par l’Agence de presse AfreePress, entrave considérablement les progrès réalisés en matière d’assainissement à Agoè Zongo.
Ahamadou Baba, notable chargé des affaires coutumières et traditionnelles de cette banlieue, déplore la situation. « Quand on construit, eux, ils détruisent. Malgré les actions de sensibilisation du Chef traditionnel, les responsables de ces bétails refusent de comprendre la situation », a-t-il dénoncé.

Les dégâts causés par les animaux sur les chantiers sont alarmants. Ils endommagent les infrastructures, déposent des excréments partout, déplacent du sable et obstruent les canaux, aggravant ainsi les risques d’inondation et de contamination des eaux. De plus, cette situation expose les habitants à des accidents, notamment lorsque les bœufs errent dans des écoles non clôturées, mettant en danger la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
Face à la situation, les habitants d’Agoè Zongo appellent les autorités à prendre des mesures urgentes afin de résoudre le problème. Ils demandent aux éleveurs, principalement des Peuhls, de déplacer leurs troupeaux vers des pâturages situés en dehors de la ville, afin de préserver l’intégrité des chantiers d’assainissement et d’assurer la sécurité de tous.
Ahamadou Baba insiste sur ce point : « Agoè Zongo est l’une des banlieues populaires de la capitale. On ne peut pas se permettre tout dans une ville comme Lomé. On doit arrêter ça. Nous voulons vivre dans un environnement sain », indique-t-il.
De plus, il est important que les autorités apportent un soutien à la mise en œuvre de solutions durables visant à améliorer l’assainissement et à prévenir les inondations dans la région.
« Nous avons aussi le droit de vivre dans un bon cadre, pour sécuriser les enfants et préserver notre santé », souhaite de son côté, Fouta Fousseni, une résidente.
Interrogé sur le sujet, Sa Majesté Ousmane Mamoudou, Chef du quartier d’Agoè Zongo, promet d’œuvrer avec les autorités locales pour la recherche de solution. Il prévoit des réunions avec les propriétaires de bétail en vue de les sensibiliser à cette problématique et de les inciter à déplacer leurs troupeaux vers des zones rurales.
Cette crise souligne l’importance de prendre des mesures efficaces pour régler le problème de la divagation des animaux dans les zones urbaines. Des actions concrètes ont déjà été entreprises, notamment avec l’ONG Togo Environnement Propre (TEP) et son opération dénommée ‘FAUCON’ en collaboration avec plusieurs communiques. Opération destinée à retirer les animaux errants de la circulation.
Anika A.










