Lomé, le 31 janvier 2024-(©AfreePress)-L’Alliance « ENSEMBLE » continue d’exprimer ses doutes et craintes quant à la tenue dans la sérénité du prochain scrutin couplé des législatives et régionales, prévu pour le mois de mars 2024.
Les responsables de cette coalition de partis politiques ont exprimé cette position à l’occasion d’une conférence de presse organisée, mardi 30 janvier 2024 à Lomé.
« l’Alliance Ensemble » a saisi cette occasion pour dénoncer une nouvelle fois, les « dysfonctionnements » constatées au sein de plusieurs institutions de la République, notamment la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Cour constitutionnelle, et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), en raison de leur composition, de leur mandat et de leur fonctionnement.
Par ailleurs, l’Alliance ENSEMBLE a émis des réserves concernant l’article 24 de la loi organique modifiée le 23 janvier 2024.
Cette nouvelle disposition prévoit un délai maximal de 40 jours pour le dépôt des candidatures auprès de la CENI.
« À l’analyse et dans ces conditions, l’appel à la CENI de proposer des élections en mars devient très improbable et intenable (…) Nous demandons simplement que l’actuelle Assemblée nationale, dans sa nature dont nous n’avons pas l’intention de qualifier la posture, profite conjointement avec le gouvernement pour bien faire les choses. C’est-à-dire, mettre en place et reconstituer tous les organes subventionnés pour aller aux élections à une période où tout le monde sera d’accord. Pour parvenir à ceci, il est urgent d’arriver à un consensus politique au sein du CPC. Il est temps de faire les choses correctement », a déclaré le Coordonnateur du groupe, Me Mouhamed Tchassona-Traoré.
En ce qui concerne spécifiquement la révision du code électoral, l’Alliance a pris acte de la modification adoptée par l’Assemblée nationale à sa dernière séance extraordinaire, portant le nombre de sièges à l’hémicycle de 91 à 113. Toutefois, elle demande au gouvernement de respecter les critères d’équité, de solidarité et d’égalité lors de la répartition des sièges.
La coalition réitère également son appel lancé au gouvernement et portant sur la question des détenus politiques. Elle exige le respect des procédures légales dans les cas d’interpellation pour divers délits.
« Cela fait plusieurs fois que le Togo est interpellé par la Cour de justice de la CEDEAO sur ces sujets. Les lois existent, il faut que les procédures soient respectées. Sinon, cette situation ne fait pas bonne presse pour le pays », a regretté Me Tchassona-Traoré.
Anika A.










