Lomé, le 04 mars 2025 – (©AfreePress) – La réforme constitutionnelle en cours au Togo continue de susciter de vives réactions. Une coalition de partis politiques et d’organisations de la société civile a annoncé, lundi 3 mars 2025, la tenue d’un meeting d’envergure à Lomé le 23 mars prochain. Selon les organisateurs, cette mobilisation vise à dénoncer un projet de loi perçu comme une remise en cause des principes démocratiques.
Ce regroupement inclut notamment Novation Internationale, Tournons La Page-Togo, le Front Citoyen TOGO DEBOUT, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et les Forces Démocratiques pour la République (FDR). Leurs responsables ont signé une charte d’engagement officialisant leur collaboration.
« Ce texte n’est rien d’autre qu’une tentative de confiscation du pouvoir », a indiqué une source proche du pouvoir de Lomé, sous couvert de l’anonymat.
Les initiateurs de cette manifestation affirment vouloir mettre en place une dynamique commune pour faire pression sur les autorités et obtenir le retrait de cette réforme. « Nous refusons d’accepter un cadre institutionnel qui ne reflète pas la volonté populaire », a confié un membre influent de ce regroupement de l’opposition.
Toutefois, certains observateurs critiquent cette initiative, estimant qu’elle relève davantage d’un affichage politique que d’une véritable alternative. « Il ne s’agit ni d’une alliance politique, ni d’un cadre structuré, mais plutôt d’une réaction opportuniste visant à contester sans proposer d’alternative claire », estime une autre voix critique.
D’autres analystes considèrent que ces manifestations ne sauraient freiner l’évolution politique et institutionnelle du pays. « La transformation en cours bénéficie du soutien de plusieurs acteurs de divers horizons. La population, aujourd’hui plus mature, ne se laissera pas entraîner dans des querelles stériles », poursuit ce dernier.
La manifestation annoncée du 23 mars devrait ainsi constituer un test grandeur nature pour l’opposition, qui devra démontrer sa capacité à mobiliser au-delà des cercles traditionnels de contestation.
Anika A.










