Lomé, le 20 décembre 2024 (©AfreePress) – Le Togo s’apprête à franchir un cap décisif dans le développement de son secteur cinématographique avec l’élaboration d’un plan stratégique quinquennal pour la période 2025-2030.
Ce document, qui constitue une feuille de route ambitieuse pour le cinéma et l’image animée au Togo, est au cœur d’un atelier de validation officiellement lancé, vendredi 20 décembre 2024 à Lomé par Mme Yawa Kouigan, ministre de la Communication, des Médias et de la Culture, Porte-parole du gouvernement. C’était en présence de M. Pascal Bodjona, ministre conseiller spécial du Chef de l’État.
L’événement réunit, sur deux jours, une diversité d’acteurs du cinéma à savoir des professionnels du cinéma, des représentants des partenaires techniques et financiers, des experts du secteur privé et des institutions concernées.
L’objectif de cette rencontre est la validation d’un plan stratégique qui s’inscrit dans la dynamique des réformes structurelles initiées par le gouvernement en vue de revitaliser l’industrie cinématographique nationale.
Dans son allocution de circonstance, Mme Yawa Kouigan a mis en lumière l’importance de ce projet, qu’elle qualifie de levier stratégique pour transformer le cinéma togolais en un véritable moteur culturel et économique. « Ce plan incarne une volonté politique affirmée de faire du cinéma un vecteur de rayonnement national et un outil de transformation sociale et économique », a-t-elle affirmé.
Le plan stratégique, élaboré avec l’appui du cabinet AGC, repose sur cinq axes prioritaires à savoir :
1- La réconciliation avec le public togolais. C’est-à-dire d’offrir à ce public, des contenus adaptés aux attentes des spectateurs pour renforcer leur engagement envers le cinéma local.
2- La promotion des productions togolaises à l’internationale consistant à positionner le Togo sur la scène cinématographique mondiale en valorisant son patrimoine, son histoire et ses valeurs.
3- La structuration du secteur qui passe par un renforcement des institutions et une professionnalisation des acteurs en tenant compte des régions de l’intérieur du pays dans les projets de production, avec une attention particulière portée aux langues locales.
4- Impulser un impact économique notable et faire du cinéma togolais un secteur rentable, générateur d’emplois et d’investissements, tout en assurant une évaluation tangible de son apport au développement socioéconomique.
5- Proposer des projets pilotes collaboratifs en mettant en œuvre des initiatives intégrant les acteurs du secteur, l’État et les investisseurs privés pour illustrer la viabilité économique du cinéma au Togo.

Au cours de l’atelier, Mme Annick Gouba-Guibal, représentante du cabinet AGC, a fait savoir que ce plan vise à bâtir une industrie cinématographique résiliente et compétitive, en associant créativité, innovation et rentabilité.
Dans son intervention, la ministre de la Communication et des Médias a particulièrement insisté sur l’importance d’une synergie d’actions entre les différents acteurs du secteur et les partenaires financiers, tout en saluant les talents locaux.
« Les réalisateurs, scénaristes et techniciens togolais possèdent un potentiel indéniable. Avec les bons outils et un environnement propice, ils pourront rivaliser avec les meilleurs sur les scènes internationales », a-t-elle laissé entendre, invitant également les investisseurs à croire au potentiel économique du cinéma togolais.
L’atelier de validation se poursuit jusqu’au samedi 21 décembre 2024 et promet de poser les jalons d’une transformation durable du cinéma national, dans l’espoir d’un avenir prospère pour la culture et l’industrie audiovisuelle togolaises.
Anika A.










