Lomé, le 12 août 2025 -(©AfreePress)- Confrontés à l’évolution des exigences réglementaires de l’Union européenne (UE) en matière de certification des produits biologiques, les exportateurs togolais de soja bio adaptent leurs pratiques pour rester compétitifs sur ce marché stratégique.
L’Association nationale des commerçants et exportateurs de soja (ANCES-Togo), en collaboration avec l’Association nationale pour l’agriculture biologique (ANABIO), a ouvert, lundi 11 août à Lomé, un atelier de formation à l’intention des acteurs de cette filière avec pour objectif de renforcer leurs capacités afin de se conformer aux nouvelles normes en vigueur depuis 2022.
Parmi les changements notables, figure la révision du cadre de certification pour les groupes de producteurs, largement répandus dans les filières soja et ananas au Togo.
« L’Union européenne est un marché porteur qui valorise notre agriculture. Mais comme tout marché, il impose ses règles. Si nous voulons y rester, nous devons les respecter », a déclaré Kokou Tewou, président de l’ANCES-Togo.
Pour accompagner cette transition, l’ANCES-Togo et l’ANABIO ont sollicité l’expertise de CCPB Maroc, organisme de contrôle et de certification accrédité selon les standards européens. Son directeur général, Badr El Fartass, a exposé aux participants les nouvelles directives et les actions nécessaires pour garantir la conformité des exportations.
« Notre mission est d’accompagner tous les opérateurs, qu’ils soient déjà certifiés ou nouveaux entrants, afin qu’ils intègrent et appliquent correctement ces nouvelles exigences », a-t-il précisé.
D’autres sessions sont programmées dans les prochaines semaines afin de couvrir l’ensemble des acteurs de la chaîne, avant le démarrage des prochaines campagnes de collecte et de commercialisation.
« Une réforme n’est jamais simple, mais si nous voulons maintenir notre position sur ce marché exigeant, nous devons nous adapter », a insisté M. Tewou.
Albertine A.









