©AfreePress-(Lomé, le 1er juin 2023)-Les chefs d’État et les ministres de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, ont réaffirmé, mercredi 31 mai 2023, leur engagement en faveur d’une accélération des investissements et des réformes visant à rendre les engrais plus accessibles et abordables.
C’était à l’issue d’une table ronde de haut niveau, organisée conjointement par le gouvernement togolais, la Banque mondiale et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Lomé.
Les Chefs d’Etats présents, dont le président Faure Gnassingbé, le président Mohamed Bazoum de la République du Niger et le président Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau, ont approuvé l’adoption d’une feuille de route sur la santé des sols.
« Sans vision, sans stratégie, les engrais passent bien vite d’une promesse de restauration des sols à la cause de leur détérioration. Face à ce besoin de trouver un juste équilibre, la planification et l’implication de l’État s’imposent. C’est pourquoi je suis favorable à une planification régionale. Comme l’illustre la Feuille de Route présentée ce jour, notre vision doit être sous-régionale avant tout » a déclaré le président Togolais, Faure Gnassingbé.
À l’issue de la réunion, les chefs d’industrie et les partenaires de développement de l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation en Afrique de l’Ouest (ECOWAP) ont réaffirmé leur soutien à une approche innovante et intégrée de la gestion durable de la fertilité des sols.
« La Banque mondiale s’engage, aux côtés des pays membres de la CEDEAO et des partenaires en développement, à accroître leur soutien financier et technique pour une agriculture résiliente qui favorise un développement durable et la création d’emplois. Nous travaillons avec les institutions africaines pour promouvoir la santé des sols et lutter contre l’insécurité alimentaire », a déclaré Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
L’institution financière a annoncé un engagement supplémentaire de 1,5 milliard de dollars dans le secteur de l’agriculture d’ici 2024, portant le total des engagements à 5,5 milliards de dollars.
Selon M. Ousmane Diagana, cet engagement continu soutiendra les réformes nécessaires pour améliorer la santé des sols et renforcer le secteur des engrais en matière de gestion des subventions, de contrôle de la qualité et de traçabilité grâce à des initiatives de développement politique et à des projets de production d’engrais écologiques.
Les Pays-Bas ont également annoncé un soutien de 100 millions d’euros pour le secteur en Afrique de l’Ouest au cours de la prochaine décennie.
Pour rappel, la table ronde de Lomé a réuni les représentants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cap Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo, et des représentants, de la CEDEAO, de l’UEMOA, du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), du Centre international pour le développement des engrais (IFDC), ainsi que des dirigeants de l’industrie des engrais.
Raphaël A.










