Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a démenti mercredi la présence de mercenaires russes au Togo. Interrogé par France 24, il a expliqué que les ressortissants russes intervenant auprès des forces togolaises sont des formateurs chargés notamment de la formation des militaires et des pilotes. Cette mise au point intervient deux mois après les inquiétudes exprimées par plusieurs formations de l’opposition au sujet d’une présence présumée de forces étrangères dans le nord du pays.
Albertine A.
Lomé, le 23 septembre 2026-(©AfreePress)- Le débat sur une éventuelle présence de mercenaires russes au Togo vient de connaître un nouvel épisode. Interrogé mercredi par France 24 à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a catégoriquement réfuté cette hypothèse, affirmant que les ressortissants russes présents dans le pays interviennent dans un cadre de formation militaire.
« Nous n’avons pas de mercenaires russes », a déclaré le chef de la diplomatie togolaise. Pour étayer cette distinction, il a expliqué que la présence de formateurs étrangers peut accompagner l’acquisition d’équipements militaires. « Quand vous achetez un hélicoptère français, un hélicoptère américain, un hélicoptère chinois ou un hélicoptère russe, ce sont bien sûr des formateurs qui viennent entraîner nos forces de défense et de sécurité, entraîner les pilotes », a-t-il précisé.
Cette clarification intervient après les préoccupations exprimées en juillet par plusieurs regroupements de l’opposition togolaise au sujet d’une présence présumée de « forces étrangères » dans la région des Savanes. Les formations concernées avaient notamment évoqué des éléments russes d’Africa Corps et des personnels liés à la société militaire privée turque SADAT, tout en réclamant davantage de transparence sur les partenariats sécuritaires. À cette date, aucune source officielle togolaise n’avait confirmé ces allégations.

La déclaration de Robert Dussey intervient par ailleurs dans un contexte de renforcement de la coopération militaire entre Lomé et Moscou. Les deux pays ont conclu en 2025 un accord-cadre prévoyant notamment des exercices conjoints, la formation de militaires et des échanges d’informations sécuritaires. La Douma russe a ratifié cet accord en octobre 2025.
La mise au point ministérielle établit ainsi une distinction entre coopération militaire et présence de formateurs, d’une part, et déploiement de mercenaires ou de forces paramilitaires, d’autre part. Elle intervient alors que la question de la présence de partenaires militaires étrangers demeure particulièrement scrutée dans une région ouest-africaine confrontée à la progression de la menace jihadiste.
Sources consultées : AFP/France 24
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